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Témoignages des utilisateurs réels

Ce que mon premier capteur m’a appris sur la gestion du diabète

Publié: Sep. 17, 2026

5 temps de lecture

Sandy Struss, utilisatrice du SCG Dexcom vivant avec le diabète de type 1
Le contenu de cet article ne doit pas être considéré comme un avis médical. Veuillez consulter votre professionnel de la santé pour toute question relative à vos besoins individuels en matière de santé.
Pour ceux qui ont déjà rencontré Sandy Struss, sa joie de vivre est impossible à manquer. Directrice du marketing principale chez Dexcom Canada, elle est reconnue pour sa chaleur humaine, son authenticité et son enthousiasme, des qualités qui transparaissent également dans son parcours de vie avec le diabète de type 1 (DT1) depuis son diagnostic à l’âge de 17 ans. Comme beaucoup de personnes vivant avec le diabète, Sandy a dû compter, pendant des décennies, sur des prélèvements capillaires désagréables et des estimations afin de gérer le diabète, faisant de son mieux, mais sans jamais avoir une vision claire de ce qui se passait entre deux valeurs mesurées par piqûre au doigt.
Ce n’est qu’après avoir commencé à utiliser la surveillance continue du glucose (SCG) que cette vision est devenue plus nette, s’accompagnant d’un flot d’informations qui pouvait parfois sembler accablant. Mais fidèle à son état d’esprit axé sur la progression, Sandy en est venue à considérer la visibilité des données non pas comme un jugement, mais plutôt comme une occasion d’apprendre, de s’adapter et d’aborder son propre diabète avec plus de sérénité et de compassion. C’est une façon de penser qu’elle appelle désormais fièrement la « mentalité SCG ».
Voici comment Sandy se souvient de la première fois où elle a mis en place un capteur de SCG et ce qu’elle a appris au fil du temps.

Voir le taux de glucose en temps réel pour la première fois

La première fois que j’ai appliqué un capteur, je dînais au bureau avec mes collègues. J’ai mangé un sandwich et de la soupe aux tomates apportés par le traiteur. J’ai pris ce que je pensais être la bonne dose d’insuline pour le pain et j’ai fait une estimation au mieux pour la soupe. Puis j’ai vu mon taux de glucose augmenter, encore et encore, au cours des 30 minutes qui ont suivi.
J’ai commencé à m’énerver et à me demander pourquoi mon insuline ne fonctionnait pas, alors j’en ai pris davantage. Après 30 minutes, mon taux était toujours élevé. J’en ai donc pris encore plus. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça un « bolus de rage »!
Une heure plus tard, la chute a eu lieu. Mon taux de glucose baissait à toute vitesse, et j’ai dû manger à nouveau pour compenser toute l’insuline qui circulait désormais dans mon corps. Je me souviens très clairement d’avoir piqué une crise monumentale devant tout le monde, me sentant complètement vaincue et frustrée au-delà de toute mesure.
Un million de pensées se bousculaient dans ma tête. Comment vais-je réussir à maîtriser tout ça? Si ces montagnes russes se produisent régulièrement, ce n’est qu’une question de temps avant que des complications n’apparaissent. Même après toutes ces années passées à vivre avec le diabète, comment cela peut-il encore être ma réalité? Je suis intelligente. Je prends mon insuline. Je ne me rebelle pas et je ne fais pas de bêtises. Alors pourquoi mon taux est-il si instable?
J’avais toujours pensé que je m’en sortais très bien, mais ce jour-là, j’ai vraiment eu peur.
J’ai commencé à me demander si le port d’un capteur de SCG en valait vraiment la peine. Avant de porter un capteur de glucose, j’avais passé 25 ans à essayer de gérer une maladie en constante évolution en me fiant uniquement aux prélèvements capillaires, sans avoir la moindre idée de ce qui se passait entre deux mesures. Je savais que je ne pouvais pas corriger ce que je ne voyais pas, ce qui était justement l’intérêt d’utiliser un système de SCG. Ne pas savoir n’est pas une bénédiction, mais être confrontée à la réalité de ce qui se passe réellement peut être difficile à accepter. Après tout, nous ne sommes que des êtres humains, et il peut être difficile de résister à la tentation de fonder notre estime de soi sur ce que nous voyons à l’écran du système de SCG.
"Je savais que je ne pouvais pas corriger ce que je ne voyais pas, ce qui était justement l’intérêt d’utiliser un système de SCG."

Les conseils que j’aurais aimé recevoir lorsque j’ai commencé à utiliser un système de SCG

1. Ne vous attardez pas sur les chiffres

Lorsque vous commencez à utiliser un système de SCG, il est tout à fait naturel d’être curieux et de consulter sans cesse l’écran pour voir où se situe votre taux de glucose : Et maintenant? Et là? Et là encore?
Il est normal de se focaliser excessivement sur des données que vous n’avez jamais vues auparavant et de vouloir agir en conséquence. Mais la meilleure chose à faire est de résister à la tentation de modifier quoi que ce soit immédiatement et de vous accorder au moins une semaine pour simplement observer ce qui se passe. Observez et apprenez. Les modèles de glucose mettent du temps à se dessiner. Et tout changement important doit être effectué sous la supervision de votre professionnel de la santé.

2. Apportez un seul changement à la fois

Une fois qu’un modèle se dégage, il est important de vous concentrer sur l’ajustement d’un seul élément à la fois. Il pourrait s’agir de modifier l’heure à laquelle vous prenez votre insuline. Vous pourriez envisager d’ajouter une promenade après le dîner ou le souper. Vous pourriez décider de supprimer certains aliments de votre alimentation. Votre médecin pourrait vous prescrire une insuline différente ou un nouveau médicament.
Il est tentant de vouloir tout régler d’un seul coup, mais vous devez faire preuve de patience. Trouver ce qui vous convient pour maintenir votre taux de glucose dans les limites recommandées aussi souvent que possible s’apparente en quelque sorte à une expérience scientifique. Cela nécessite de l’observation, de l’apprentissage, de la constance, de la patience et, surtout, du temps.

3. Acceptez que la gestion du diabète ne soit pas une science exacte

Le diabète est une maladie complexe et très variable d’un individu à l’autre. Seules les personnes vivant avec le diabète peuvent véritablement saisir la complexité que représente l’équilibre entre l’alimentation, l’insuline, l’activité physique et tous les imprévus de la vie.
Si vous prenez de l’insuline, l’une des choses que la SCG vous apprend, c’est qu’il faut du temps avant que celle-ci fasse effet. Par exemple, même si on parle d’insuline « à action rapide », il peut s’écouler jusqu’à 20 à 30 minutes avant qu’elle commence à agir. Son efficacité atteint ensuite un pic au bout d’une heure ou deux, puis diminue graduellement au cours des deux heures suivantes. Même si nous aimerions qu’il existe une formule simple pour gérer le diabète, ce n’est pas si simple, et chaque organisme réagit différemment.
Ajuster la dose d’insuline en fonction de son alimentation est l’un des aspects les plus complexes de la gestion du diabète. Compter les grammes de glucides n’est qu’une pièce du casse-tête. La vitesse à laquelle ces glucides se transforment en glucose dans votre circulation sanguine dépend de leur type, mais aussi de ce que vous mangez en même temps au cours d’un repas, car certains aliments peuvent ralentir l’absorption des glucides dans le sang. Le fait de prendre ou non de l’insuline entre également en ligne de compte. La SCG peut vous montrer comment différents types d’aliments et de combinaisons alimentaires influent sur votre taux de glucose, et c’est ainsi que vous pouvez découvrir ce qui fonctionne le mieux pour vous.

4. Allez-y un jour à la fois et suivez vos progrès

Soyons honnêtes : gérer le fonctionnement d’un pancréas n’est pas chose facile.
Vous ne pouvez faire de votre mieux qu’avec les connaissances dont vous disposez à ce moment-là. Plus vous en savez, mieux vous vous en sortez. Et votre corps évolue chaque jour. Les hormones, le stress, la maladie, l’inflammation, les règles, l’activité physique, la chaleur et l’hydratation ont tous une incidence sur votre taux de glucose. La SCG peut vous aider à comprendre comment ces différents facteurs influent sur votre diabète, et il faut du temps pour expérimenter et déterminer ce qui vous convient le mieux.
Ce sont des actions constantes sur la durée qui mènent au progrès. L’un des plus grands avantages de la SCG est de pouvoir constater ces progrès ainsi que d’avoir des raisons de se réjouir et d’être fier de soi. Au lieu d’attendre tous les trois mois les résultats de vos analyses sanguines et votre « rapport » sur le taux d’HbA1c, vous pouvez suivre vos tendances au fil des jours et des semaines, et consulter vos données de « temps dans la plage » cible semaine après semaine, ce qui vous donne une vision plus globale de votre gestion du diabète. Toutes ces données vous fournissent des informations précieuses que vous pouvez utiliser avec votre professionnel de la santé pour établir des objectifs réalistes et pertinents afin de rester en aussi bonne santé que possible.

5. Ne soyez pas trop dur avec vous-même

La charge mentale est aussi difficile à gérer que les chiffres. De nombreux facteurs, au-delà de l’alimentation et de l’insuline, influent sur le taux de glucose et il est impossible de savoir exactement ce qui peut provoquer un pic de glucose d’un jour à l’autre. Le plus important est de ne pas vous juger ni de vous en vouloir si vous n’êtes pas dans votre plage cible 100 % du temps.
Gérer une maladie chronique est un défi quotidien, et la réalité est qu’il y aura de bons jours et de moins bons jours. Accepter cette réalité peut être difficile, et trouver le courage et la résilience nécessaires pour persévérer chaque jour demande beaucoup d’efforts qui passent souvent inaperçus, mais qui n’en restent pas moins importants.
Vivre avec le diabète, c’est bien plus que simplement gérer « les chiffres ». Au sein de la communauté des personnes atteintes de diabète, un symbole exprime cette idée mieux que les mots : N’oubliez pas que les données de glucose affichées sur votre système de SCG ne sont que des chiffres. Ils ne disent rien de qui vous êtes en tant que personne. Vous n’êtes ni « bon » ni « mauvais » à cause d’un résultat d’HbA1c. Ce n’est qu’une information. Ce que vous choisissez de faire de cette information dépend de vous et se fait en collaboration avec votre professionnel de la santé. L’interprétation que vous en faites est tout aussi importante.

La leçon à laquelle je reviens sans cesse

L’une des grandes idées fausses au sujet du diabète est qu’à un moment donné, on finit par « maîtriser la situation ». Même quand tout va bien, je me rappelle que la vie a ses hauts et ses bas, que les choses changent et que la tâche de gérer un pancréas défaillant n’est jamais vraiment terminée. Accepter cette réalité demande une grande force intérieure et une résilience incroyable. Il en va de même pour la volonté de continuer à apprendre, à s’adapter et à prendre soin de soi chaque jour. Gérer une maladie chronique demande beaucoup de courage.
Un diagnostic de diabète bouleverse une vie, mais j’ai constaté qu’à mesure que j’apprends à mieux connaître mon corps et que je découvre les stratégies qui fonctionnent pour moi, j’avance dans la vie avec davantage de confiance et de fierté envers la personne que je suis devenue malgré cette maladie. La technologie a énormément évolué au cours des dernières décennies, facilitant ainsi la gestion du diabète. L’arrivée de la SCG a rendu visible ce qui était autrefois invisible. Et cette visibilité m’a donné une meilleure perspective et les connaissances nécessaires pour continuer à affiner ma gestion du diabète tout en m’adaptant à ce que chaque nouvelle journée m’apporte. Je peux désormais cesser de courir après des chiffres parfaits et utiliser plutôt les données pour apprendre et m’adapter, non pour me juger.
Si vous envisagez d’essayer un système de SCG, mon conseil est simple : soyez curieux, soyez patient et soyez indulgent envers vous-même. Les données ne vous montreront peut-être pas toujours ce que vous souhaitez voir, mais elles peuvent vous apprendre des choses que vous n’auriez jamais pu découvrir autrement.
L’objectif n’est pas la perfection. Il s’agit d’apprendre, de s’adapter et de se montrer indulgent envers soi-même tout au long du parcours. Certains jours sont plus difficiles que d’autres, et c’est tout à fait normal.
Un jour à la fois, c’est suffisant. En fait, c’est exactement comme ça que nous avançons tous. 💚
-Sandy Struss
Je vis avec le DT1 depuis 1989 et je suis toujours en pleine forme!

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